Ils
ont gagné la Garburade. Notamment grâce au savoir-faire de Claudine
Amestoy. La chef d'équipe cultive ses secrets. Et savoure la victoire
Champions
du monde !
La chef d'équipe, Claudine Amestoy, son époux et ses amis de l'équipe
des Diabolos sont les nouveaux champions du monde de garbure PHOTO P.
S.
La Garburade, l'officiel championnat du monde de la fameuse soupe béarnaise,
n'est pas une mince affaire. Chaque année, tous les candidats rêvent
de remporter le titre. Le week-end dernier, c'est l'équipe des
Diabolos d'Oloron qui l'a décroché. A sa tête : Claudine Amestoy.
Comme à son habitude, pour sa huitième participation, elle n'a pas hésité
à mettre les petits plats dans les grands. Jusqu'au dernier moment,
elle a fait preuve de panache. Claudine a tout donné. Et le jury n'a
pas résisté. " Moi, j'aime cuisiner. Je le fais par plaisir. En
plus, à la Garburade, il y a une bonne ambiance. On se fait des amis.
C'est sympa. "
Marcel, son époux, est fier de son petit bout de femme. "
Claudine cuisine les yeux fermés. Elle est des Hautes-Pyrénées.
Alors elle a quelques petits trucs en plus. Elle utilise notamment des
ingrédients de la montagne. Mais on ne peut pas tout dire. " Si
les Diabolos savourent encore la victoire, ils n'en cultivent pas
moins leurs secrets avec malice. " On peut donner l'exemple des
oignons. Les nôtres sont doux. Ca fait une différence. Et puis je prépare
un petit fumé. Là encore, on se distingue. "
Petits morceaux. Claudine et Marcel, qui travaillent tous les deux aux
établissements Sklop à Bidos, n'auraient certainement pas réussi
leur coup sans l'aide efficace de leurs co-équipiers, Maurice et François
Despiau, Bernard et Nora Ramon (de Revel) et Jean-Bernard Sanchez.
" Elle nous en fait voir, commente ce dernier dans un sourire
taquin. Il fallait lui couper les piments en morceaux les plus petits
possibles. On ne dépassait pas les deux millimètres. Ca ne rigole
pas ! " Elle confirme : " Ils étaient chargés d'éplucher
correctement. Moi, je m'occupais du reste. Il y a surtout un ordre à
respecter. Les ingrédients ne sont pas jetés n'importe comment
".
Les Amestoy ne sont pas des inconnus à la Garburade. En 1996,
Claudine se consolait de ne pas figurer au palmarès en gagnant le
prix de la plus belle toilette. En 1998, ils se classaient troisièmes
au championnat. En 1999, c'est la concrétisation de beaucoup
d'efforts. Ils avaient constitué deux équipes cette année-là (la
Calendreta d'Oloron et celle de Sainte-Marie-de-Campan). A la surprise
générale, ils avaient raflé la première et la deuxième places !
L'année prochaine, promis, ils remettent le couvert : " On aime
les défis. On remet bien sûr notre titre en jeu ".
Patrice
Sanchez
Source : Sud-Ouest